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dominiquevernay

Milagro en el túnel de Gothard

Milagro en el túnel de Gothard
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Hacía ya unos cuantos meses que había abdicado: comíamos con la televisión encendida; tal vez era mejor reírme o poner caras junto a mis dos hijos –frente a las travesuras de Bart Simpson o los chistes de Arguiñano– que pelearme con ellos (con el mayor sobre todo), al querer demostrarle la importancia del diálogo familiar alrededor de una mesa. 

  –¿Pero de qué quieres que te hable?, alegaba en cuanto le proponía que me contara lo que había hecho en el instituto.

Tal vez tuviera razón y, en nuestro caso, el diálogo familiar llegase en forma de risotadas y gestos, y fuera el auténtico *compango de nuestros potes y aliño de nuestras ensaladas. Pero lo que más nos gustaba ver en realidad, eran las imágenes con sonido ambiente, sin comentarios de periodistas desgañitándose, de los telediarios de Euronews; fuera lo que fuera la noticia, era el único momento en el que parecía establecerse entre el mundo y nosotros tres, ahí sentado en esa cocina, un auténtico diálogo, que, quizás, bien se pudiera haber calificado de diálogo familiar. 

Aquel viernes 15 de octubre pudimos pues, presenciar el final de la perforación del túnel más largo del mundo, que unirá a partir del 2017 Zurich con Milán. Vimos como una gigantesca fresadora daba su última dentellada a la roca; se terminaba aquí un festín de más de 15 años y la máquina lanzó un eructo estruendoso, antes de vomitar unos cuantos metros cúbicos más de papilla de roca, los últimos también. 

Mi hijo, el pequeño de cinco años, había dejado de mirar la pantalla y estaba moldeando un caracol con miga de pan. 

–¿Es que no te interesa?, le pregunte sorprendida.

–Sí, me gusta, pero es que ya lo vimos ayer... ahora va a haber un milagro y saldrán los mineros esos atrapados –nos explicó con voz cansina.

*El compango es el acompañamiento cárnico ahumado empleado en la elaboración de la fabada asturiana.

El pavo real, el camaleón y el águila

El pavo real, el camaleón y el águila
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ADAPTARSE ES UN ARTE

QUE NO ACTO DE COBARDE,

MAS PRESUMIR DE DIFERENTE

ES MÁS PROPIO DE DEMENTE.  

 

Por el pueblo iba contoneándose un hermoso pavo peleón 

que, encontrándose en su camino con un joven camaleón, 

malhumorado le dijo: 

         –¿Qué haces así?, ¡por poco te piso, pobre imprudente!

        De piedra disfrazado no se te ve,

        más te valdría estarte pendiente.

 

         –Aquí, lejos de los míos, a la fuerza tengo que fingir 

        que soy piedra, hiedra o lombriz, 

         para poder sobrevivir –contestó el joven camaleón     asustado.

 

        

        –¡Cobarde!, replicó nuestro pavo indignado,

        de lo que eres, siempre alardees, 

        que fingir, de muy gallina es. 

  

Dicho esto, el pavo abrió su real cola olvidándose de todo, 

mientras en el cielo, un águila, celosa de tan bello plumaje,

caía en picado sobre aquel presumido macho,

dejándole mal herido, desnudo y avergonzado.

 

A lo lejos iba arrastrándose y feliz,

nuestro joven camaleón con aires de lombriz.    

 

     

 

Le string de la photographe

Le string de la photographe
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Une photo amusante lors d’un mariage, l’envie d’écrire une histoire et... le tour est joué! Seulement voilà, les histoires elles se confectionnent comme les cordonnets pour chaussons (voir plus loin dans le texte)… sauf que, si pour les chaussons les fils utilisés sont en laine de la plus douce, bleue ou rose et qu’ils sont tous bien de la même longueur, ceux des histoires sont bariolés, certains noirs, d’autres gris, parfois même mités, ou ne sont plus que de simples effiloches car récupérés au plus profond des mémoires; une fois bien noués et entrelacés, ces brins de vie, cordonnets ombilicaux du nouveau récit, lui donneront un aspect chiné qui n’aura, je m’en excuse, plus rien à voir avec celui, lumineux de magnifiques promesses, de la belle histoire d’amour d’une gazelle aux yeux couleur d’aigue-marine.     

 

LE STRING DE LA PHOTOGRAPHE

21 septembre 2010

Je suis toujours de l’avis de celui qui parle en dernier ou de celui qui parle le plus fort; dans le fond c’est pratique, je n’ai pas trop à me forcer à faire le ménage dans mes pensées; si elles sont trop envahissantes ou gênantes je fais comme pour les miettes du dîner: je les glisse discrètement sous le tapis volant tissé au fil des jours qui passent et... je les oublie. 

D’autre part je suis mariée à un gars qui, en guise de point final à nos conversations –chaque fois plus rares et plus courtes– emploie toujours la même phrase: 

––Te force pas à m’expliquer, je sais très bien ce que tu penses.

Au début ça m’agaçait un peu, mais je me suis vite rendue à l’évidence: j’avais dû tomber sans le vouloir sur un devin –sans sa boule– mais devin quand même et, ma fois, c’était une sapré chance. 

Seulement voilà, ce matin j’ai hâte que mon devin rentre et qu’il me dise ce qu’il pense que je pense du string que je viens de trouver dans la poche d’un de ses costumes (son préféré), juste celui qu’il portait à la noce de ma nièce, samedi dernier et que j’avais décidé de faire dégraisser. 

La première chose que je me suis dite en faisant la drôle de découverte, c’est que ces trucs-là ça doit rentrer dans la raie des fesses et faire le même effet que quand, gamine, j’avais des vers et que ma mère me grondait:

––Arrête un peu de te gratter!

Parce que les idées qui nous passent par la tête se déplacent comme le font les puces, en sautant dans tous les sens, je me suis retrouvée, sans le vouloir, au temps des démangeaisons. En réalité, il n’y avait pas que les “arrête de te gratter le derrière!”, il y avait aussi les “n’enlève pas la croûte, ça te laissera des marques!”, “ne mets pas les doigts dans ton nez, tu vas te l’élargir!”, “ fais pas ça avec tes yeux, manquerait plus que tu louches!”, “mange pas tes ongles, tu vas te perforer les intestins!”… le tout accompagné de petites tapes sur les doigts; je ne sais pas si les gamins d’aujourd’hui en ont encore, des vers, des démangeaisons de piqures de puces et autres bestioles et s’ils aiment encore explorer leur cavité nasale ou se retourner les paupières  –les choses de gamins ça ne m’interessent plus–, mais je me demande si tout cela n’était pas simplement une façon de nous embêter et de nous faire prendre peur de nos mains et de tout le reste.

Bref, l’histoire du string m’avait tellement retournée que j’en suis même allée jusqu’à le sentir; rien, pas d’odeur et puis j’ai eu un peu honte et j’ai regardé autour de moi comme pour m’assurer que j’étais bien seule à la maison... tu parles!, comme si j’avais besoin de m’en assurer! 

Après, je suis allée chercher des ciseaux à la cuisine et j’ai coupé le cordon du string que j’ai ensuite commencé à tordre sur lui même, comme quand je m’étais mise à faire des chaussons pour le bébé que j’attendais et que j’en confectionnais les cordonnets. Je prenais un fil de laine rose de quatre mètres environ –rose, parce que j’avais des nausées tous les matins, comme ma mère pour moi– et je le pliais en deux; ensuite mon mari prenait une extremité du fil et moi l’autre et, face à face, nous commencions à tordre la laine, lui dans un sens et moi dans l’autre… oui, parce qu’à cette époque-là mon mari arrivait plus tôt, voulait bien m’aider et on savait encore dans quel sens on tournait tous les deux, mais quand le bébé est… et que… bon, mais j’ai arrêté de repenser à tout ça et j’ai tout glissé sous le tapis. Il n’avait plus l’air de rien le beau string en dentelle, il n’aurait même pas pu servir de bandeau de pirate pour le carnaval, j’en avais fait une minable ficelle que j’ai mise dans ma poche.

Puis j’ai repensé à deux photos bien précises des albums de mariage de ma nièce; elle était passée me les montrer elle-même, juste un peu avant que je fasse ma grande découverte; ça faisait déjà deux heures qu’on feuillettait ces gros annuaires et on en était toujours à l’église au moment des signatures!

––On aurait pas dû toutes les faire refaire, mais c’est tellement difficile de choisir les mieux, –m’expliqua-t-elle en me voyant tiquer sur la grosseur des albums. Heureusement qu’elle, elle n’est pas comme mon mari et ne devine rien, car elle aurait bien vu que je me demandais si la difficulté ne venait pas du fait qu’elles étaient presque toutes pareilles; mais, c’est vrai aussi, qu’elles étaient toutes très belles ces photos!... Pas étonnant, ma nièce est une gazelle aux yeux couleur d’aigue-marine.  

Pour en revenir aux deux potos qui attirèrent mon attention, elles avaient été prises par l’oncle Gustave. La première, il l’avait faite à l’église, au moment des signatures. Est-ce la main tremblante du vieux tonton ou son esprit coquin qui l’avait fait zoomer sur le string de la jeune photographe officielle, –agenouillée pour mieux capter le sourire des jeunes mariés en train de signer–, au lieu d’immortaliser l’essentiel du moment? Personne ne le saura jamais, mais ce que si, j’allais savoir quelques cinq cent photos plus tard, c’est qu’au beau milieu de la fête, quand la jolie photographe avait de nouveau mis un genou à terre pour prendre la pièce montée dans toute sa hauteur, l’oncle Gaston avait profité de l’occasion pour rezoumer sur la vertigineuse cambrure, juste sur la ligne un peu floue qui sépare le dos du début du derrière et là, gros mystère… plus de string!

La ficelle à la main maintenant, j’attends mon voyant qui arrive enfin, reconnaît de suite le string dans sa version cordon minable et me dit:

––Allez-va, c’est pas si terrible que ce que tu penses!

Mais cette fois, il est gêné et n’ajoute rien; c’est à moi alors d’insister pour qu’il me dise ce qu’il pense que je pense.

––Que je suis un salaud et que j’ai tiré un coup avec la photographe pendant le trou normand –et reprenant de suite son sang froid– pas la peine d’en faire un drame, je vais te dire ce que tu vas faire…

Mais là, moi, je lui dis d’arrêter, que je veux bien qu’il me dise ce que je pense mais que ça suffit comme ça, que ce que je vais faire, ça me regarde et qu’avec, ou sans sa permission, je vais aller me coucher; le ton de ma voix l’étonne, il n’ajoute pas de point final et c’est avec un regard en point d’interrogation qu’il allume la télé et se vautre sur le divan. 

Une fois dans la chambre, je mets mon pyjama, me lave les dents, me souris gentiment  dans la glace et retourne au salon, tout doucement, sans faire de bruit; mon voyant, mon devin est presque déjà endormi; à la télé, des gens sûrement intelligents se disputent la parole pour nous dire ce qu’ils pensent d’un tas de choses; je me faufile derrière mon salaud de mari qui lui, ne devinera plus jamais rien, je lui passe le string-ficelle autour du cou, –minable cordonnet, oui, mais le premier qui va enfin se refermer sur quelque chose– et je l’étrangle. 

22 septembre 2010

 Mon avocat m’a dit de ne pas ouvrir la bouche, qu’il répondra lui-même à toutes les questions que me posera l’inspecteur… c’est marrant, lui aussi doit être devin!?

La balanza y la sopera (basado en rumores)

La balanza y la sopera (basado en rumores)
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Se sentía generoso y tenía prisa por volver a casa así es que, con voz solemne, pidió al acusado que se pusiera en pie y le leyó la sentencia absolutoria. Luego, se despojó de aquella toga que le daba mucho calor y fue hasta la cochera donde, en un sitio reservado para él, se encontraba su automóvil.

Llegando a casa se puso cómodo, se sentó a la mesa y empezó a hojear el periódico que se encontraba doblado junto a su plato. Al segundo apareció su mujer con una sopera de porcelana fina en las manos. Ella preguntó:

¿Qué tal el día?, pero él no contestó.

Apartó el periódico, desdobló su servilleta colocada en forma de abanico en su copa y se la puso en la pechera. Luego, dio un primer sorbo sonoro a la sopa que acababa de servirle su esposa.

Está fría, ¡otra vez me la has servido fría¡ vociferó el señor juez y, acercándose a su mujer que poco a poco iba retrocediendo hacia la puerta, la abofeteó.

¿Es que no me merezco un momento de paz al día? añadió agotado.

El parche del príncipe

El parche del príncipe
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Erase una vez un príncipe al que le dolía mucho el cuello por trabajar horas y horas en el estudio de los pergaminos del reino.

Un día en que el dolor resultó ser insoportable, llamó al alquimista de su padre, el rey, para pedirle que le procurase una pócima mágica para aliviar su sufrimiento. El alquimista, hombre sabio y perspicaz, no tardó en dar con el remedio; era un ungúento al que dio forma de diminuta cataplasma, para mayor comodidad del príncipe -que en aquellos tiempos tenía que partir a las cruzadas a una isla lejana-.  El doliente tendría que llevarla pegada al cuello, de día y de noche.

El efecto fue inmediato y al príncipe se le veía muy feliz con aquel pequeño parche. El pregonero real número Cinco llevó la buena nueva a todo el pueblo que se alegró muchisimo por su alteza y que intentó por todos los medios hacerse con aquel remedio mágico; no es que ninguno de ellos padeciera grandes dolores, pero les gustaban poder lucir aquel noble parche.

El alquimista, lleno de júbilo al poder traer tanta felicidad al príncipe y a su pueblo, se dedicó en cuerpo y alma a la preparación de miles y miles de parches; sin apenas haberlo querido, aquel hombre se hizo muy rico, así como el pregonero real número Cinco… y colorín, colorado este cuento se ha acabado.

Paleta de colores

Paleta de colores
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Gente bienintencionada se encargó de dar, al lado desconocido de nuestras pequeñas vidas, el tono negro polvoriento y opaco de sus sotanas. No sabíamos aún que existían otros colores negros como el negro marfil —bien conocido de los pintores—, que se obtiene mediante la sabia mezcla de huesos quemados y aceites, y que, respetando la luz de los colores primarios, permite conseguir matices cálidos como el verde oliva y el rojizo de las tierras fértiles.

El cartapacio

El cartapacio
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 —“Firme aquí y no se preocupe, su padre estará muy bien entre nosotros.”

 

La pluma es de oro y el papel sedoso, pero chirría cada letra de mi nombre antes de caer muerta al pie de esta sentencia. Como un punto de desesperación, resbala hasta mi firma una lágrima que no puedo contener. Me asomo entonces a esta diminuta bola de cristal, para volver muchos años atrás a otro atardecer de luz mágica.

Entre combas rendidas al suelo y contornos borrosos del juego del cascallo*, unas niñas recolocan, en un gesto desprovisto aún de toda coquetería, sus calcetines y diademas para, con una seriedad impropia para su edad, lanzarse tiza en mano a la conquista de su firma sobre el cemento cálido. Una soy yo… nunca volví a encontrar pluma tan suave en mi mano, ni papel tan prometedor como aquel improvisado cartapacio gigante.

 

* JUEGO DE LA RAYUELA

Habitación 307

Habitación 307
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(Relato escrito partiendo de veinticinco palabras* escogidas al azar entre todos los alumnos de un taller de Escritura Creativa— Salinas 2010)

*todas en negrita en el texto

                      Se despertó sobresaltada y quiso incorporarse en la cama, con la misma ansia con la que el buceador en apnea rompe en mil pedazos, la superficie del agua para emborracharse de aire; pero su dolor de cabeza era tal, que se dejó caer de nuevo en la almohada. Aún tenía los ojos cerrados, sin embargo, por el olor, por la luz tamizada que le llegaba a través de los párpados, supuso que estaba en un hospital.

—¿Por qué estoy aquí ?, ¿qué me ha pasado? 

—Tranquila, todo está bien -le respondió alguien, a la vez que sintió cómo una mano amiga apretaba la suya.

—Soy su terapeuta y si no le importa vamos a seguir con lo de ayer.

No recordaba ni que hubiera habido un ayer y al no conseguir ponerle cara a la voz masculina (agradable, pero con una pizca de impaciencia) que se dirigía a ella, entreabrió los ojos en su dirección.

—Se acuerda ¿no? Le voy diciendo una palabra y usted me dice lo que le sugiere; hágame caso, solo así se podrá poner bien.

Estaba demasiado cansada para oponerse al hombre que tenía ante ella. De baja estatura, su bata blanca le llegaba hasta los pies y su pelo blanco a lo Einstein le daba un aspecto de genio. 

 —Prenda íntima -dijo él.

—Caro -murmuró ella dócilmente.

Desesperación.

—Ahora.

Huída.

—Inútil.

Fragor.

—Mar.

Expectativas.

La joven se quedó callada; todo aquello le parecía una solemne tontería pero el hombre de la bata blanca insistió:

—¡Expectativas!

La chica se puso a llorar.

—Deme tiempo por favor… no me atosigue con más jueguecitos y dígame, ¿qué estoy haciendo aquí?

No llegaba a entender lo que ocurría, y sintió una ola de miedo que la helaba por dentro.

El hombre la miró con sorpresa como si sus lágrimas hubieran dado peso específico a su persona y la descubriera ahora. Entonces aquel loquero empezó  a hablar con vehemencia del destino que nos suele jugar malas pasadas y, aunque su discurso tuviera cierta coherencia, la paciente tuvo una terrible corazonada: algo grave le había ocurrido y no sabían cómo decírselo; pero tal vez era mejor que no supiera nada, estaba cansada y solo quería dormir. 

El terapeuta seguía hablando y hablando.

—Pronto volverá a ser la de antes, ahora bien, no se haga ilusiones, no lo conseguirá si no se muestra receptiva… confíe en mí.

—Vale -contestó en un suspiro.

—Sigamos pues -dijo el hombre ahora eufórico.

Amores.

—Verano.

Quimeras.

—Fantasía.

—Ideales.

Posible.

Rutina

 Volvió a cerrar los ojos. Nunca se había sentido tan desamparada. No quiso contestar y se prometió no decir una palabra más a esa especie de payaso de bata XL; empezaba a sospechar que aquel hombre no era quien decía ser, pero él dale que dale…

Credos… ¿qué le viene a la mente si le digo credos? Y a lúdico ¿qué me contesta?…¿ y a ultimátum? ¿ y a objetar? —la instigaba ahora; se había puesto de pie y cogiéndola por los hombros la sacudió con fuerza.

—¡Suélteme, me hace daño! —gritó la chica asustada.

Menos mal que en aquel preciso momento entraba otro hombre de bata blanca… un hombre joven, corpulento, de cara bondadosa.

—Pero Julián ¿se puede saber qué haces por aquí?, deja a esta señorita en paz -y, mirándola añadió:

—Discúlpale, es un paciente de la tercera planta y siempre consigue escaparse… le encanta hacer de psiquiatra.

 

El falso terapeuta se había quedado inmóvil y su mirada se había apagado. Se fue hacia la puerta arrastrando los pies… ahora parecía mucho más mayor.

Una semana después la joven salía del hospital; se sentía mejor, habían contestado a todas sus  preguntas y sabía ahora que, fuera de ese hospital, le esperaba un mundo nuevo… tendría que ser fuerte.

Tal vez por eso quiso retrasar su marcha y subió a la tercera planta, la de los enfermos psíquicos, para ver a Julián, el paciente de la 307.

—Hemos tenido que sedarle, no creo que se dé cuenta de su presencia.

Sin embargo insistió; ahí estaba Julián, hecho un ovillo en la cama, su pelo alborotado de falso genio como una corona en la almohada. La chica acercó una silla y puso su mano sobre la del hombre, tal y como él lo había hecho con la suya propia una semana antes. Julián no abrió los ojos, ni se movió mientras ella se fijaba en una hoja de papel encima de la mesita; ahí estaban todas las palabras que el viejo le había propuesto para su tan peculiar terapia.

Todas están tachadas, salvo las dos últimas, por culpa o, mejor dicho, gracias a aquella oportuna entrada del celador de cara bondadosa— recordó la chica. Sí, la sesión había sido interrumpida, pero ella estaba dispuesta a reanudarla. Para eso se acercó lo más que pudo a la cama de Julián, para susurrarle al oído:

Actitud.

Sintió entonces una señal de la mano de Julián en la suya.

—Muy bien Julián, sigamos pues...

Desenfreno.

Volvió a sentir otro movimiento de la mano del falso psiquiatra debajo de la suya.

—Prenda íntima.

Y así, sin prisa, hablaron un gran rato.

 

Las zapatillas

Las zapatillas
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Amanece.

Abrir un ojo,

abrir el otro,

desperezarse.

Amanece.

Un libro abierto

sobre lo último leído

y las zapatillas

que aguardan.

Amanece.

En la cocina,

el cacareo de la cafetera,

abajo, unas gárgaras, un taconeo.

Amanece.

En un movimiento de despliegue de abanico,

liberarse del cálido abrazo.

Amanece.

Cumplir 50 años.

Y las zapatillas que bostezan.

o…

que se parten de la risa.

El ciego

El ciego
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Amanece. Sólo lleva un minuto despierto pero ya lo sabe con certeza. Se lo dice el mirlo del tilo junto a la ventana.

Amanece. Se lo ruge el primer avión de la mañana que despega, pesado, como quien corre con la tripa llena; hoy se le oye más—sopla viento del oeste—, piensa el hombre.

Amanece. Se lo susurra el cuerpo de ella buscando el suyo; libre ya de las cremas con las que se embadurna, es ahora para él como un  regalo por fin desenvuelto.

Amanece. Se lo afirma su sexo, siempre de buen humor a esas horas de la mañana.

El hombre se levanta; al pie de la cama sus zapatillas aguardan como dos centinelas. Abre las cortinas, las persianas; a ella le gusta dormir sin un resquicio de luz, él no sabe si le gusta o no. Abre la ventana.

Amanece. Se lo grita el aire fresco de la mañana.

Ahora están los dos, desnudos frente al nuevo día. El hombre la rodea con sus brazos por detrás y lee en braille aquel cuerpo que se sabe de memoria. Apoya la barbilla en su cabeza, unos mechones rebeldes juegan a hacerle cosquillas.

Entonces la ama, mientras los ojos de ella le cuentan el amanecer. 

 

Jeannette et pattemouille

Jeannette et pattemouille
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Jeannette et pattemouille

—Mais c’est pas croyable, quelle allure! —j’avais pensé ça sur le même ton que ma mère employait lorsqu’elle nous voyait porter des nippes froissées; j’avais en plus, hoché la tête, fronçé les sourcils et serré les lèvres… une réaction tant soit peu exagérée, surtout si l’on considère que la tenue des deux jeunes filles, qui venaient de monter dans le car, n’avait absolument rien de différent à ce qu’imposait la mode. Les transparences et les décolletés de ces demoiselles avaient provoqué un faux pli ─sur la toile de fond normalement assez sereine de mes émotions─ que le bruit de fer à vapeur industriel de la porte du bus (qui se refermait après un premier arrêt) effaça d’un seul coup; j’enfourchais alors ce nuage de vapeur pour m’en aller quelques quarante années en arrière.

Debout, penchée sur sa table à repasser, appliquée comme l’ébéniste à son établi, ma mère amidonnait nos robes du dimanche; dans la cuisine règnait une chaleur d’enfer malgré la fenêtre grande ouverte sur la cour ombragée de son tilleul; ma mère, elle, semblait se trouver au paradis.  

—Enfin, tu ne me diras pas que ce n’est pas plus joli comme ça! —disait-elle sur ce ton bien à elle, lorsqu’il s’agissait de plis de pantalons, de pochettes, nappes et robes empesées. Elle aimait a contempler les piles de linge impeccables après une de ses longues séances de repassage et, la façon qu’elle avait de ranger chaque chose à sa place, dans l’armoire qui correspondait, en était la confirmation; avant de le faire, elle redressait d’abord le galon de dentelle qui bordait chaque rayonnage, se promettant de le laver sous peu:

—Il n’y a rien de plus vilain qu’une dentelle douteuse et sans apprêt.

Ensuite, elle plaçait les servittes sur les serviettes, les mouchoirs sur les mouchoirs et ne pouvait s’empêcher une dernière caresse sur ces piles parfaites.

C’était une caresse rapide, précise mais emprunte ausssi d’une grande tendresse.

Le car faisait son deuxième arrêt.Trois lycéens prenaient place; deux d’entre eux le faisaient plus à l’avant que moi, de l’autre côté du couloir et le troisième, un rang derrière ses amis. Pour pouvoir entrer dans la conversation, ce dernier s’étira tant qu’il le put, chevaucha le couloir de sa jambe gauche et prit la position du penseur de Rodin; l’élastique de son slip CK faisait maintenant barrière, séparant les passagers de devant, de ceux de l’arrière… peut-être même les passagers de sa génération de ceux de la mienne.

 Quelqu’un qui n’aurait rien eu de mieux à faire qu’à m’observer, assise dans ce car, se serait rendu compte cette fois que, catapultée par l’élastique CK, je repartais loin dans le temps… à trente ans de distance.  

—Non, pas question!... tu te mettras en dimanche! Il ne manquerait plus que ça… aller à la messe et en visite en bleus de travail!

—Oh maman tu l’fais exprès… ce sont des jeans, des JEANS!, pas des bleus de travail. Et puis, pourquoi tu les repasses? Tu te plains que t’es crevée et pourtant tu perds ton temps à des trucs qu’on te demande surtout de ne pas faire.

—Petite effrontée!, tu ferais mieux de t’en arrêter là si tu ne veux pas que je foute tes bleus, pardon tes JEANS à la poubelle.

Et oui, même ma mère se permettait parfois de glisser un “foutre” dans son vocabulaire pourtant châtié; mai 68 était définitivement arrivé...  même chez nous!

 Avant les jeans trop larges, trop étroits, rapiécés, tachés, troués… qu’est-ce qu’il y avait eu?... Mais oui, ça y était!, je me souvenais!, il y avait eu les fameux jeans effilochés.

—Tu n’iras quand même pas mettre ça! tu auras l’air de quoi?  

—Mais maman, c’est comme ça que tout le monde les porte!

 Nous étions déjà en 69 et si le mot «jeans» avait été admis, les effilochures  pas encore et j’assistais impuissante au repassage de mes jeans avec jeannette et pattemouille.

Ah, les pattemouilles!... les pauvres n’ont pas d’histoire, elles ne se passent pas de mères en filles et, cependant, dans le monde des tissus, n’est pas pattemouille qui le veut; seul les cotons les plus soyeux en fin de carrière font l’affaire et viennent à bout de cassures, de pliures et cela sans provoquer le moindre lustrage. Moi je dis: bravo les pattemouilles!

Les jeannettes, par contre, c’est tout autre chose… Il y a les jeannettes articulées, les aspirantes, les soufflantes, celles qui se vendent nues et celles qui se vendent avec molleton, il y a aussi les jeannettes qui s’adaptent à toutes les tables, celles qui s’adaptent moins bien et les branlantes qui ne s’adaptent vraiment jamais et menacent de se replier sur elles-mêmes à chaque coup de fer. Et puis… il ya a celle de ma mère: une jeannette de plus de cent ans, en bois massif, avec un pied ouvragé et un bon molleton… avec un outil comme ça, repasser devient un art.

Troisième arrêt, c’était le mien. Je me levai, le penseur de Rodin aussi; alors que je défroissais un peu ma jupe du revers de la main, le penseur lui remonta ses jeans. Je descendis la première. Dehors, il commençait à pleuvoir à seaux; heureusement, ils l’avaient dit à la télé et j’avais mon parapluie. Balayant le bitume de ses jeans, le penseur ne pensait plus, il écoutait “j’nsaisquellemusique” sous le casque-arceau de son baladeur; je le vis s’éloigner à grands pas, deux bouquins sous son tee-shirt pour les protéger de la pluie… —Si au moins ils étaient recouverts— pensai-je malgré moi.

—Maman, la maîtresse elle a dit que si demain les livres…

—Oui, ne t’en fais pas, je vais le faire dès que j’aurai fini de repasser mon tas de linge.

—Moi j’sais faire, si tu veux je…

—Non, non, ça serait plein de faux plis. Je te promets que demain matin tes livres seront recouverts. Maintenant dors vite.

—N’oublie pas d’éteindre la gaz!

—Promis.

—Et de revenir me faire la bise avant d’aller te coucher.

—Bien-sûr! Mais maintenant sois sage et ne m’appelle plus, j’ai encore vos paires de souliers à nettoyer et, si j’ai le temps, j’aimerais bien me refaire les ongles.

La pluie s´était arrêtée. Le petit gars aux «jeans-balayeurs» avait disparu au coin de la rue et, dans l’air, il y avait comme une bonne odeur de cire et de vernis à ongle. 

Y sin embargo te quiero

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El dolor de Rebeca

 

Las conversaciones telefónicas entre  las dos mujeres octogenarias siempre empezaban de la misma manera:

 

—¿Quién es?, ¿eres tú?

—Pues ¿quién va ser?

—¿Por qué siempre tengo que ser yo la primera en?...

—Porqué eres la más joven, ¡bien que te gusta presumir de ello!

—¡Tonterías! Si me llevas sólo un año y a estas alturas…

—Precisamente, un año es un año sobre todo a estas alturas... y dime, ¿qué?...

—Además,  te dejo mensajes, pero como si nada.

—Ya sabes que yo no escucho los mensajes; ni sé cómo se hace.

—Pues no es tan…

—Ni quiero saber.

—Vale, vale… Por cierto, ¿cómo te encuentras con lo de?...

—¿Con lo del réuma?; con este tiempo, ¿cómo quieres que me encuentre?

—Ya y dicen que hoy también va a llover. Menos mal que tengo a mi hija que vive cerca; la pobre no sabe qué hacer por mí... ya me trajo el pan y me comento lo de…

 

Y justo en ese punto de la conversación solía cambiar el guión; aquel día fue así:

 

—¿Lo de qué?

 —Mujer!, lo de tu hija Rebeca.

—¡Ah!, sí, bueno…

—Estarás muy disgustada…

—Pues claro que sí, ¿cómo voy a estar?

—Creo que ella se lo ha tomado muy mal ¿no?

—Normal, después de veinte años… ¡y les iba tan bien!

—¡Qué duro!, ¿no?

—Pues sí.

—Pero no te vayas a deprimir tú también, a nuestras edades no estamos para disgustos.

—No, tranquila. Además creo que Rebeca va a volver a casa por una temporada.

—¡Sí? ¡Qué suerte, no?, ¡estamos tan solas!

—Sí, me alegro mucho de tenerla otra vez, mucho.

—Por cierto ¿conduce?, ¿tiene coche?

—Sí, claro, ¿por?

—Por nada… anda, ¡vaya suerte que has tenido!

 

Métaphores

Métaphores
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         —Hé t’as vu ça?

         —Quoi?

—Et ben cette chaise... elle prend l’air, c’est cool une chaise qui se fait bronzer-rouille au soleil, tu trouves pas?

         —Même pas!

         —T’as d’jà vu ça souvent?

         —Non, mais mon prof, lui, il en parle au moins une fois par jour.

         —D’chaises en vacance au bord de la mer?

         —Ouais, i’dit toujours à Léon qu’il est aussi con qu’sa chaise et qu’i’ferait mieux d’aller s’la couler douce au soleil… et en plus, qu’il en a une sapré couche; tu vois, pareil que cette chaise!... (s'approchant un peu plus de la chaise) Hé Léon!, ça biche?

         —Mais ça c’est une façon de parler, c’est une métaphore… les profs, i’z’aiment bien ça!

 —Une quoi?

         —Une métaphore, c’est comme pour faire plus joli dans la phrase.

         —Ah!... dans la phrase pt’être, mais pas sur la gueule d’ Léon.

         —Et pis, t’as vu la faute d’orthographe?

         —Tu sais, moi les fautes...

         —Fraîche, ça s’écrit pas avec un «e» accent circonflexe, ça s’écrit avec «a-i» accent circonflexe.

         —Ok, mais ça se prononce comment ces deux trucs?

         —Pareil.

         —Et ça sert à quoi ces accents circon-j’sais-pas-quoi?

         —Bof… j’crois qu’à rien.

         —Alors, c’est pas une faute, c’est sûrement une métaphore.   

Después del taller

Después del taller
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¿Quién dijo qué?

¡Y qué más da!

Lo que de verdad cuenta,

Es que se dijo.

 

Después del taller

Al salir del taller literario, de vuelta a casa en coche.

—Muy bueno tu texto.

—Ya, pero… ¿no te parece que el de la semana pasada estuvo mejor?

—La verdad, aunque me mates no lo recuerdo para nada.

—Ah…

—¿Por qué este «ah»…?

—Por nada,  pero es que me extraña.

—¿Te extrañas de que no recuerde tu texto?, ¡pero si no recuerdo ni el mío!… ¿No te estarás tomando todo eso del taller demasiado en serio?

—Tal vez, pero si no es así entonces…

—Entonces ¿qué?

—Nada.

—Vale, lo que tú digas…

Unos segundos de silencio.

—¿Qué nos queda por hacer?

—Pues a mí, casi nada, solo freír unas patatas.

—No, no me refiero a esto, me refiero a ¿qué nos queda por hacer que valga la pena, que podamos tomarnos en serio?

—Pues eso, freír unas patatas y cenar a gusto.

—¡Bah!

—Vale, de acuerdo, hablemos en serio.

Otro silencio

—¿Te acuerdas de Telma y Louise?

—Sí, claro… ¿y?

—¿Te parece que nos estrellemos contra un árbol?

—Ellas se tiraban por un barranco.

—Ya, pero es que aquí hay más árboles que barrancos.

—Vale, pero tengo que fumar un último cigarrillo.

—Ni hablar, ya sabes lo de los fumadores pasivos…

—A estas alturas no creo que tenga mucha importancia lo del tabaco, ¿no decías que nos íbamos a matar?

—¡Pero es que no tiene nada que ver, matarnos, con morirnos de un puto tumor!… Lo primero es adelantarse al destino, jugarle una mala pasada, lo otro es sencillamente morir.

Silencio… solo se oye el ruido del motor del coche.

—Vaya susto que se van a llevar todos.

—Ya,  menudo follón que se va a organizar en casa con lo del pésame. Por cierto, deje las camas sin hacer.

—Y yo un montón de ropa sin planchar.

—Tampoco tenemos tanta prisa por estrellarnos. ¿Qué te parece si lo dejamos para mañana?

—Sí, tienes razón, tampoco tenemos tanta prisa.

 

 

 

Los deberes

Los deberes
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Éramos tres hermanos con dos años de diferencia cada uno. La ayuda que recibimos de nuestro padre, a la hora de hacer los deberes, fue proporcional a las esperanzas que había puesto en cada uno de nosotros; durante mucho tiempo creí que su cariño también lo era. 

 

 

El Gormiti meón (pastiche)

El Gormiti meón (pastiche)
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Con lágrimas que me subieron de los huesos, mal vestidos y graves, los vi perderse en fila e internarse, seguramente para no salir más, por el ardido corazón de África".                  

La arboleda perdida. (Rafael Alberti)

                        

                           Un mono cruza la carretera. Nos reímos. En el coche reina el buen humor porque nos hemos convencido de que somos turistas en un país que ha cambiado y que si algunos con los que nos cruzamos van mal vestidos y graves es porque, como en cualquier continente, el lunes es un día jodido y que para ir a trabajar en las plantaciones  a nadie se le ocurriría ir con traje y corbata. 

Tenemos un largo camino por delante y queremos llegar antes de que anochezca; aquí el sol se va sin avisar, sobre las seis de la tarde, en un movimiento de caracol que se replega en su concha.

 En un cruce, un hombre está sentado en uno de los quitamiedos de la carretera; no se ve ninguna casa, ningún pueblo en kilómetros a la redonda. Nuestro todo terreno hace el stop y podemos observar a aquel anciano con pinta de «rasta»; podría echar una mirada hacía nosotros en aquel páramo solitario, pero no desvía su mirada ni un ápice, una mirada que parece perderse en el mismísimo ardido corazón de África.

—Quiero pis, se queja de repente uno de los pequeños que nos acompañan en este viaje.

Me toca a mí ocuparme del infante; bajamos del coche y nos adentramos unos metros en la maleza, ya que no puedo desaprovechar la ocasión para aliviar mi propia vejiga. Entonces, detrás de los primeros arbustos, a unos metros de nuestro reluciente todo terreno, está, de verdad, ese valeroso corazón africano. De varias chabolas, con los pies embarrados y los ojos abiertos como platos, unos niños salen a nuestro encuentro; de edad aproximada a la de mi joven compañero de viaje meón, nos observan como ovnis caídos del cielo…  el asombro es mutuo y mientras nos alejamos para buscar otro sitio ante la emergencia, los pequeños nietos del Apartheid, sombras en el bosque, se pierden en fila al internarse en él.

—Ya no tengo ganas, quiero volver al coche —me suplica el niño asustado— seguro que esos niños nos van a seguir y pegarnos.

—Tranquilo, Valiente Gormiti Señor de los Bosque, se han ido y seguramente para no salir más —le contesto mientras le ayudo a bajar la cremallera de su pantalón.

Por fin oigo un chorrito que cae sobre las flores rosas de una jacaranda; el pequeño no deja de echar miradas a diestro y siniestro, mientras yo reprimo unas lágrimas que me suben de los huesos.

                                                                    

“Con el permiso de la autoridad y si el tiempo no lo impide"

“Con el permiso de la autoridad y si el tiempo no lo impide"
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Rojo de amapola,

amarillo de retama.

Dehesa vacía,

en la plaza

el toro.

Al calor del asfalto

una culebra

tienta a la suerte.

El toro cae.

El hombre aplaude.

El coche pasa.

La culebra se retuerce.

Castilla sangra,

Castilla llora.

Claqueteos de cigüeña

llenan el aire.

El toro muere.

 

   

 

 

 

   

L'anniversaire

L'anniversaire
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Ouvrir un oeil, puis l’autre, ébaucher d’imperceptibles mouvements de stretching et en arriver à la conclusion que la machine semble prête à fonctionner, même si la journée qui s’annonce ne sera pas des plus faciles. Bref, un espèce de contrat à l’amiable entre lui, à savoir, mon corps et moi-même. Telle une pub d’Electricité et Gaz de France, je ne peux résister à quelques minutes de plus, enveloppée dans mon doux et tiède cocon-couette, jusqu’à ce que d’horribles bruits de gargarismes, du genre homme des cavernes et venant de l’ appartement d’à côté, m’indiquent, qu’effectivement, la journée commence et que si je veux être à l’heure... c’est l´heure.

Par terre, à côté de mon lit, un livre grand ouvert sur la dernière phrase lue et mes pantoufles qui se marrent ou qui bâillent... deux bâillements interminables et contagieux. Dans la cuisine, la cafetière qui commence à s’ennerver, elle glousse, elle glousse... elle se calme, elle a pondu son oeuf. J’enfile mes pantoufles les obligeant ainsi à fermer leur grande gueule, ramasse le livre et, tel le chien de Malaussène à ses meilleurs moments, me dirige les yeux fermés dans le sillon de bonne odeur qui émane de la cuisine. C’est alors que l’inévitable arrive... ma mère au téléphone.



—Bon anniversaire ma grande... 40 ans déjà!... comme les années passent... ça ne me rajeunit pas tout ça!... et, tu verras quand tu auras mon âge comme c’est dur.

 C’est chaque année copie conforme et j’ai appris à supporter ça stoïquement et, qui sait si je ne serais pas déçue si elle changeait  tant soit peu son discours. Comme chaque année aussi, je joue le jeu quand elle avoue avoir été trop fatiguée pour penser à organiser quoi que ce soit en mon honneur, mais qu’elle serait contente de pouvoir compter sur moi pour le dîner.

 

—Entendu, j’y serai et surtout ne te dérange pas, tu sais que les fêtes d’anniversaire c’est pas mon truc.

Cette dernière observation ma mère ne l’a même pas entendue; elle a l’ouïe fine mais sélective.

 

—N’oublie pas notre dîner et soit à l’heure parce que...

Et, avant même de terminer sa phrase, elle raccroche. Je ne peux m’empêcher de sourire... elle se connaît… une seconde de plus et ma fête d’anniversaire surprise et annuelle risquait de  perdre, définitivement, son caractère de surprise.

Un dernier coup d’oeil dans la glace pour confirmer les vertus du botox et du rétinol et, m’ assurer à nouveau, que le passage du 39 au 40 n’a  pas eu d’effets instantanés sur ma personne du genre:

 —Bon sang!, mais qu’est-ce qui m’est arrivé?

C’est bon, pas de changements dramatiques... ni mieux, ni moins bien qu´hier.

 "Seules les rides confèrent à la femme son caractère et sa personnalité"... non ma vieille, je t’en prie, laisse tomber ce genre de phrase à la con (j’sais même pas de qui elle est celle-ci!?)... imbues d’elles-mêmes et inutiles, comme de vieilles bouées de sauvetage patchées de rustines, elles sont aussi pathétiques qu’un sourire de lèvres siliconnées. Je suis prête, je sors.



Aujourd’hui il pleut. La ville entière conjugue le verbe bouchonner au présent et à toutes les personnes; j’en profite pour aller faire un tour dans mes pensées. Dans la voiture d´à côté, un enfant assis dans son siège spatial, observe… ça girophare, ça stridule... pardon Pennac, encore toi... et le bébé super cool... c’est à croire qu’il n’a pas encore atterri ou qu’il faudrait peut-être faire analyser les nouveaux lait en poudre. Il finit quand même par tourner la tête vers moi... je lui souris, lui ressouris... rien, je m’énerve et lui tire la langue. Alors là, c’est la fête et sa bonne bouille s’illumine  dans un sourire de lune croissante où brillent quatre petites dents, telles quatre bougies d’anniversaire... merci mon vieux, tu n’as mis que les dizaines mais c’est super.

 

C’est toujours dans la file d’à côté que les voitures commencent à circuler et je vois alors mon beau bébé- gâteau d’anniversaire qui s’en va. Une seconde plus tard, c’est le désastre devant moi. La maman de mon gâteau a bugné... c’est la vraie patissière! Rien de grave mais c’est au présent et au futur maintenant qu’on recommence tous à  conjuguer notre verbe. Je retourne faire un tour dans mes pensées mais c’est bouché aussi. Une seule voie de secours sur la gauche: le parking de l’hosto. Je me souviens alors d’une démarche que j’ ai à y faire. Je me gare et entre par une petite porte latérale mais, vu que le  sens de l’orientation ça fait pas féminin,  je m’en passe, me paume et me retrouve, comme par hasard, au rayon que j’aime le moins, celui des personnes âgées.

—S’il vous plaît, pour aller...

—C’est au fond du couloir à gauche...

Je me dirige droit au but, à petits pas rapides et silencieux, dans une magnifique interprétation simultanée de visiteur de cathédrale interrompant l’office et d’enfant débutant dans le train de la sorcière. Comme lui, je tourne de grosses billes dans le tunnel et, tout à coup, d’une porte restée grand ouverte c’est comme si je me prenais le balai de la sorcière en pleine tronche. Ebahie, j’observe la scène... J’hésite: théâtre guignol ou Ionesco? J’aime les deux, alors, j’ai pas pris mon billet mais j’entre quand même. Une femme d’un certain âge ou d’un âge certain est en train de donner à manger à un très vieil homme. Les yeux levés sur la télé, la femme a un geste de distributeur automatique de soupe aux choux et notre malade a bien saisi que, s’il ne veut pas tester une nouvelle formule de collyre aux légumes, il vaut mieux pour lui ne pas rompre le rythme implacable de la cuillère. Pour faciliter l’automatisme du geste,  quelqu’un a pris la peine de coller un bout de sparadrap qui va, de l’extrémité mollasse du long pif du vieillard jusqu’à  sa  proéminente pommette droite,  ouvrant ainsi une voie de passage genre, canal de suez, entre  la cuillère et la bouche édentée. Le distributeur automatique se rend compte de ma présence et peut-être de mon étonnement. Sans baisser ses télé-cam sur moi, elle m’explique que c’est à cause du nez flasque et long qui, avec le menton, forme une pince infranchissable.


Le vieil home-crabe  ne peut toujours pas tourner ses antennes vers moi, c’est risqué. Je m’approche alors de son lit et, sa surdité ne me faisant aucun doute, je me dirige au distributeur.

— Ça doit le gêner.

Et l’homme-crabe pas plus sourd qu’idiot de répondre à la vitesse de la cuillère:

— Pas du tout ma p’tite dame!

Et un immense sourire plein d’humour et d’optimisme  illumine  alors son visage... trop cool le sourire, même s’il a oublié d’y allumer des bougies. Mais tout ça, ça fait beaucoup pour un petit bout de sparadrap qu’il soit urgo ou pas…  il se tend, se décolle , le nez retombe, la pince se ressert et c’est le distributeur qui se prend la soupe en pleine bobine, la main-cuillère se grippe et notre femme-robot pête les plombs et nous laisse. C’est le fou  rire entre nous deux. Un long et bon fou rire magique  qui nous transporte au rayon que je préfère, celui des rêves, des ballons multicolores et des confettis. 

 

Homme-crabe,  bébé-gâteau, venez... je vous emmène tous les deux à la fête surprise chez ma mère!

 


 

 

Incendio lingüístico en la radio

Incendio lingüístico en la radio
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Un terrible incendio acabó anoche con parte del edificio propiedad de una de las cadenas de radio más importantes del país. Una investigación ha sido abierta y, a estas horas, queda ya descartada la hipótesis del atentado. Hemos podido saber que todo apunta a que el fuego pudo haberse iniciado de manera espontánea en la sala llamada «Talleres Literarios», donde se reciben, leen y guardan, todos los relatos escritos por oyentes que participan en dichos talleres.

—Sabíamos que, pidiendo historias tan escuetas, nos encontraríamos frente a un material altamente inestable, considerando la cantidad de energía, creatividad, anhelo y delirio concentrada en tan pocas líneas pero... lo subestimamos, confesó un conocido escritor responsable de uno de los talleres.

 

 

 

La mosca

La mosca
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Al abrir la puerta del estudio la oscuridad con la que me topé se me antojó un muro de ladrillo y dudé unos instantes en seguir adelante. Pulsé el interruptor, pero la luz había sido cortada. Me dirigí entonces hacia la ventana; mis pasos sonaron a hueco y sospeché lo que me iba a encontrar al abrir la persiana. El polvo había empezado a adueñarse de la única habitación con la que contaba aquel estudio, sin embargo, se adivinaba aún el sitio que había ocupado la cama de Juan, su mesa, la alfombra… ahora, solo eran manchas claras de sol en el parqué; me tumbé en la que había sido alfombra. A mi lado, una mosca moribunda ejecutaba su última danza sobre el suelo y su zumbido acompañó mi pena.